Samedi 19 janvier 2008
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Nina s’était précipitée dans son petit studio de vingt mètres carré du dernier étage d’un immeuble, rue de l’Avenir. Verte de rage, elle retira sa
jupe et sortit son nécessaire à couture.
- Ça m’apprendra à sortir en mini-jupe… en même temps je vais pas me mettre à crever de chaud parce que ce pays est envahit de pervers ! Pff…
dire que chez moi, quand il fait cette température tout le monde s’habille comme moi… J’EN AI MARRE DE CE PAYS POURRI ! Et celui là, là ! Nan mais pour qui il se prend ? Aïe,
saleté d’aiguille… J’en ai marre, j’en ai marre, j’en ai maaaaaarre !
Elle jeta de rage sa jupe dans un coin. Elle enfila un pantalon de pyjama et s’installa à son bureau, près de son téléphone, commençant à appeler
diverses entreprises. Elle finit par aller se coucher, prise de violents maux de tête, le jeune brun et le vieux pervers virevoltants dans sa tête.
Elle se réveilla quelques heures plus tard et prit
son portable pour y voir l'heure. Il était 10h30. Elle se leva d'un bond en panique, étant en retard pour aller distribuer ses papiers. La retardataire courut vers son armoire et y pris une jupe.
Quelques secondes de réflexion plus tard, elle redéposa la jupe et opta pour un pantacourt, puis se prépara et petit-déjeuna rapidement. Elle prit toutes ses feuilles et se dirigea vers la porte
d'entrée. Alors qu'elle s'apprêtait à sortir, la jeune fille entendit son téléphone sonner. Pris d'une soudaine agitation et laissant tomber toutes les annonces, elle décrocha le portable. Un
homme était à l'autre bout du fil. Il ne lui fallut pas longtemps pour deviner qui se trouvait de l'autre côté de l'appareil.
-Bonjour Nina ! Ça va ? S'écria l'inconnu qu'elle avait percuté la veille
-Comment savez-vous mon nom ?
-Moi je vais bien, merci.
-Je le répète à nouveau, comment savez-vous mon nom et aussi comment avez-vous eut mon numéro ?
-Tout les gens de cette ville peuvent avoir votre nom ainsi que votre numéro ma chère, il est affiché un peu partout.
Nina ne sut pas quoi répondre. Cet être immoralement insolant se moquait d'elle à nouveau et elle ne pouvait pas lui tenir tête.
-Bien, je voulais avoir des nouvelle de la mini jupe, elle va bien ? Rien de grave j'espère !
-Ce serait presque marrant si vous n'étiez pas de nature arrogante et méprisante...
-Ça serait presque vrai si vous me connaissiez avant de me juger...
Elle ne tenait plus. Sans dire un mot de plus elle mit fin à leur conversation. De suite, elle ramassa les feuilles éparpillés à même le sol et s'en
alla pour recommencer sa course au travail.
Nina passa tout le reste de sa matinée à parcourir
la ville, une énième fois. Et pourtant, elle avait la tête ailleurs. Ce type la hantait. Et s’il commençait à la harceler ? Et si c’était un psychopathe ? Elle se sentait comme
oppressée, savoir que cet homme étrange avait son numéro et son nom lui glaçait le sang. Elle espérait de tout cœur ne pas le rencontrer à nouveau et fut exaucée. Ce fut vers midi, alors qu’elle
commandait un hot-dog et des frites à un marchand ambulant que son téléphone sonna. Elle le sortit de sa poche et sans trop de conviction lu le numéro. Si c’était encore lui ? Elle ne
devrait pas répondre… oui mais si c’était quelqu’un pour du travail ? Elle ouvrit lentement le clapet et appuya fébrilement sur la touche verte.
- Allo ?
- Mademoiselle Nina ?
- Oui…
- Bonjour je suis le ministre des affaires étrangères, monsieur Chester.
Nina paniqua. Cet homme allait sûrement la renvoyée dans son pays natal.
- Euh… je…
- Je vous appelle car on m’a fait part de votre demande d’emploi accrochée un peu partout dans la ville…
- Oh ! Si cela dérange je les enlèverai dès ce soir monsieur le ministre…
- Soit, mais là n’est pas la question…
- Comment ça ?
- Je souhaiterai vous embaucher.
- C’est vrai ?
- Oui, ma femme vient de décéder et je dois élever seul mon fils Jack, et mon métier me prend tout mon temps alors, souvent il reste seul toute la
journée alors…
- J’en serais ravie monsieur le ministre !
- Bien parfait, je vous attends dès demain alors.
Il lui donna son adresse et lui indiqua le chemin avant de raccrocher. Nina était toute excitée et en fit tomber son hot-dog.